AGO et conférence de presse : l’ASPEM fait le point et interpelle les pouvoirs publics
Le 4 juillet 2026, l’ASPEM a tenu son Assemblée Générale Ordinaire suivie d’une conférence de presse à l’Hôtel Azalaï de Dakar. Une journée importante pour l’association — en interne comme en externe.
UNE AGO POUR FAIRE LE BILAN ET TRACER LA ROUTE
Les membres de l’ASPEM se sont réunis en Assemblée Générale Ordinaire pour faire le point sur la vie de l’association, examiner les comptes et définir les orientations pour la période à venir. Cette instance souveraine, qui réunit l’ensemble des membres actifs, est le moment privilégié de la démocratie associative — celui où la stratégie collective se construit.
UNE CONFÉRENCE DE PRESSE POUR PRENDRE LA PAROLE
Dans la foulée de l’AGO, l’ASPEM a convié la presse nationale et internationale à un point de presse. Le Président Harouna Keita a dressé un état des lieux du secteur biomédical sénégalais et soumis quatre propositions concrètes aux pouvoirs publics autour de trois défis majeurs.
Une pression fiscale et douanière pénalisante — Les entreprises sénégalaises du secteur supportent des droits et taxes élevés qui réduisent leur compétitivité et alourdissent le coût des équipements pour les établissements de santé. Une révision du cadre fiscal s’impose.
10 milliards FCFA de dettes hospitalières — Les établissements publics de santé accumulent des impayés qui fragilisent gravement la trésorerie des entreprises membres. Ces dernières continuent pourtant d’assurer les livraisons, réparations et maintenances des équipements. L’ASPEM appelle à un plan d’apurement transparent et à la mise en œuvre effective de la loi sur l’affacturage.
Une réglementation qui évolue sans concertation — L’ASPEM demande à être pleinement associée aux travaux de réforme impliquant l’ARP, l’ARSN et la Direction des Laboratoires, pour une gouvernance concertée qui renforce la qualité et la sécurité des dispositifs médicaux.
4 PROPOSITIONS AUX POUVOIRS PUBLICS
- Réduire la pression fiscale et douanière sur les entreprises sénégalaises du secteur des dispositifs médicaux
- Payer les dettes hospitalières et rétablir la confiance avec les partenaires privés
- Adapter la réglementation du secteur des dispositifs médicaux en concertation avec les acteurs du terrain
- Favoriser la participation des entreprises locales aux grands projets sanitaires — notamment les 35 nouveaux centres de santé prévus au budget 2026
MOT DU PRÉSIDENT
« Le Sénégal ne doit plus considérer le dispositif médical comme un simple produit importé, mais comme un secteur stratégique au service de son développement économique, industriel et sanitaire. »
— M. Harouna Keita, Président de l’ASPEM





























